Le danger des médias
Les chaînes câblées du monde entier sont de plus en plus nombreuses à médiatiser le poker. Elles s’appuient sur des infrastructures et des moyens informatiques pointus. L’avantage? Pour Canal+ par exemple, la retransmission d’un tournoi de poker coûte environ mille fois moins cher que la production d’un match de football, pour une audience encore intéressante. En outre, quelques chanteurs, acteurs et (ex-)sportifs viennent volontiers parier des «chips» (jetons) sous l’œil des objectifs. Argent, gloire, beauté… La combinaison est à tous les coups gagnante.
Mais les télévisions ne diffusent que des montages des meilleurs coups des compétitions. Une vision biaisée du jeu: un tournoi peut durer une semaine, à raison de nombreuses heures par jour et de bon nombre de mains peu intéressantes. Selon le psychiatre et psychothérapeute Serge Didisheim, «le danger réside dans le fait que le poker peut paraître facile à la TV, alors qu’il ne l’est assurément pas dans la réalité».
En parallèle au petit écran, internet a permis une plus grande accessibilité au poker, plus precisement avec l'arrive des jeux de casino en ligne. On peut y jouer gratuitement ou pour quelques dollars. N’importe quel quidam peut dès lors tenter sa chance dans un tournoi en ligne et se qualifier pour une compétition plus lucrative. Jeff Williams, un étudiant américain de 19 ans, a récemment remporté 900000 euros en procédant de la sorte…
Source : lagruyere.ch
http://www.lagruyere.ch/archives/2006/06.11.28/magazine.htm